Berechit

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à travers les prés salés

salicornes à volonté

Au commencement – il était une fois – on était poussière et on retournera poussière – le but c’est de profiter de la vie la « seule chose que Dieu nous donne qu’une fois et ne nous rend jamais » – tout le bordel sur notre libre-arbitre nos choix LA LIBERTÉ.

Maintenant Cow-boy je commence à écrire ce texte comme la vie sans trop savoir où ils vont nous mener.

Maintenant on a fait un quart du chemin – vertige quand on pense à la fin on ne sait pas quand elle adviendra on sait juste qu’elle adviendra on s’aveugle on s’abreuve d’alcools d’air pas toujours pur et de gens pas toujours intéressants on fait le tri on garde le meilleur – toujours. Ne pas regarder les phares qui se reflètent nous éblouissent nous embrument et tracer tracer tombeau ouvert pied au plancher vitesse maximum – la mélancolie guette à chaque fois qu’on zieute nos gueules au teint pas frais dans le rétro – quand est-ce que ça sera le grand virage où il n’y aura plus rien derrière nous ?

Maintenant marcher. Nos pas rythment nos corps balancent tournoient chavirent dans la nuit champêtre – profonde et étoilée. Marcher pas le temps de faire le point – avant arrière sac à dos sur les épaules idées plein la tête yeux engourdis par la beauté explosive du simple.

Maintenant déserts forêts – la Terre est à nous – contrées urbaines les prés salés où broutent les vaches au lait crémeux où pousse la salicorne devant derrière nous la mer calme marée basse les vagues descendent des horizons incandescents s’échouent en virevoltant sur le rivage.

Maintenant fuite en avant – pas de boussole abolis les points cardinaux sur les chemins qu’on mène.

Maintenant voyages en train – caisson isolé de l’espace-temps course contre le soleil flambe dans le ciel s’étale sur les paysages qui défilent personne d’habitude ne prête attention aux détails préparatifs de sa venue pas de vision globale de son mouvement – le rythme encore du wagon trace tangue – les crissements au contact des rails – les quais dégoulinant de monde nous collent à la peau – et la fièvre du départ nous prend aux tripes à chaque fois – soif d’aventure jamais satisfaite – son paroxysme non dans les souvenirs et les soirées où on les racontera – simplement dans son accomplissement.

Maintenant ne pas regarder – en arrière – continuer ainsi en roue libre on retombera toujours sur nos pieds on bombera le torse on ne renoncera pas – respirer respirer un pied – devant l’autre – fais tourner la roue debout sur la selle – le train est parti on prendra le suivant sinon on campera là à la sauvage et les nuages gris et la pluie qui découpe là-haut esbroufe notre champ de vision – nous rafraîchit – pense à la vision globale.

Maintenant bien longtemps qu’on n’a pas marché l’un à côté de l’autre en regardant nos pauvres chaussures cramoisies peu à peu rendre l’âme – avant de faire une pause se désaltérer dans le seul bar d’un village fantôme – je constate je dis ça sans regret – c’est ainsi – Amen.

Maintenant Cow-boy je frémille d’impatience je n’attends que ça – je me cramponne à des souvenirs qui s’étiolent jusqu’à la prochaine.

Quand ? Prés salés de la Somme virée chez les FKK de Baden-Württemberg Escaut Namur et sa citadelle un désert-décor-de-cow-boys-comme-toi paumé au fin fond de Navarre autres contrées fascinantes bouillonnantes inexplorées – Quand ?

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